Appel à communication : "Apprendre, transmettre, innover à et par l'Université"

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Appel à communications - Colloque ATIU_ Saison 2
20, 21 & 22 juin 2018


Dans la perspective du défi d’Horizon 2020 « L’Europe dans un monde en évolution, des sociétés inclusives, innovantes et réflexives » et dans le cadre de la réflexion menée par le Groupe de Recherche Interdisciplinaire (GRI) de l’IDEFI UM3D à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, le colloque international ATIU 2015 interrogeait la réussite à et par l’université selon trois axes : Apprendre – les buts, les manières, les contenus – , Transmettre – les évolutions, les nouveaux modes, les accompagnements, la circulation des connaissances – et Innover – la caractérisation, les pratiques, les mesures.

Qu’en est-il trois ans après ? C’est la question à laquelle le second colloque international ATIU « Apprendre, Transmettre, Innover à et par l’Université » se propose de répondre les 20, 21 et 22 juin 2018, à l’heure des bilans des IDEFI et à un moment où la volonté politique institutionnelle de développer la pédagogie universitaire se manifeste par exemple par l’organisation des JIPES, du prix PEPS, ou encore par l’appel à projet PIA3 Nouveaux Cursus ou les Appels à Manifestations d’Intérêt lancés pour la transformation pédagogique et numérique.

Les universités sont incitées à mettre en oeuvre des offres de formation qui prennent notamment en compte la diversité des publics, une diversification des modalités d’enseignement et des temps d’apprentissage ainsi que des approches pluridisciplinaires.
L’évolution des connaissances scientifiques sur l’apprentissage comme le développement des technologies, des usages et de la culture du numérique invitent à concevoir de nouvelles formes d’enseignement reposant sur les interactions avec ces nouveaux environnements.
Innovation, numérique, hybridation, Humanités Numériques, nouvelles compétences à acquérir pour les étudiants, accompagnement des enseignants du supérieur sont autant de thématiques ouvertes à la présentation de travaux.


Innovation et numérique : pourquoi, comment innover ? L’innovation peut-elle constituer une réponse à la prise en compte de la diversité des étudiants ? Ou bien l’innovation n’est-elle qu’un outil rhétorique, un outil de marketing ? Existe-t-il des liens avérés entre innovation et numérique, entre numérique et réussite ? Selon Albero (2014 : 29), diverses enquêtes indiquent que « les TICE tendent à optimiser les pratiques existantes, pas à produire des changements structurels ». Un article d’Éducpro, publié le 12.07.2016, s’intitule « L’usage du numérique a un très faible impact sur la réussite en licence »… Pourtant, Goastellec (2014 : 60), note que le support numérique est un facilitateur de l’innovation. De même, Lameul et Loisy, dans leur conclusion (2014 : 206), estiment que l’usage du numérique « introduit la question pédagogique dans l’enseignement supérieur », qu’il « n’est pas qu’un outil de plus dans la palette d’outils de l’enseignant » mais qu’il permet de nouvelles situations d’apprentissage et une distribution des rôles différente (ibid. : 207).

Le numérique est-il alors, véritablement, un vecteur d’innovation ? Dans quelle mesure le numérique permet-il d’assurer la transformation pédagogique à laquelle les universités sont invitées ? Comment les étudiants, hyper-connectés et constamment en train de chercher et d’échanger des informations via les plateformes numériques, s’approprient-ils ces nouveaux usages ?

L’hybridation : Charlier, Deschryver & Peraya (2006 : 470) définissent les dispositifs hybrides comme « des dispositifs articulant à des degrés divers des phases de formation en présentiel et des phases de formation à distance, soutenues par un environnement technologique comme une plate-forme de formation ». Nissen, dans le MOOC Enseigner et former avec le numérique en langues (2016), résume le dispositif hybride par la formule 1 + 1 = 1, montrant que les deux modes, distanciel et présentiel, « forment des parties inextricables d’un tout cohérent », et que c'est l'articulation entre les deux modes qui constitue « la clé de voûte des formations hybrides ».

Le renouvellement des pratiques pédagogiques telle que l’hybridation permet-il de favoriser la réussite de tous les étudiants et, en particulier, des étudiants de licence ? Si oui, comment ? Dans quelles conditions ? Avec quels moyens ? Et selon quelles modalités ?

Humanités Numériques : très en vogue et déjà inscrites dans une longue histoire (Berra, 2015) sans être parfaitement formalisées (Doueihi, 2011 ; 2013), les Humanités Numériques peuvent être appréhendées, selon Domenget, Bonaccorsi et Carayol (2016) « comme un nouveau champ de recherche (Four, 2013), une transdiscipline (Le Deuff, 2014), une postdiscipline (Welger-Barboza, 2012), une zone d’échange entre disciplines (Svensson, 2012 ; Dacos et Mounier, 2014) ou encore un tournant (Carayol, Morandi, 2016), un mouvement de renouveau des SHS symbolisé par le Manifeste des digital humanities en 2011 (Dacos, 2011) ».
Un premier axe porte sur la formation aux Humanités Numériques, une question largement discutée dans le monde de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Un deuxième axe interroge les Humanités Numériques comme paysage propice à l’émergence de formes innovantes d’enseignement. Ces Humanités, porteuses de valeurs de partage et d’ouverture, ce que Doueihi appelle aussi « l’Humanisme Numérique », permettent notamment de démocratiser l’accès libre aux contenus pédagogiques et d’encourager les activités d’autoapprentissage comme en témoigne la multiplication des MOOC ou des SPOC et, plus encore, le recours massif aux tutoriels. On peut ici convoquer le concept de translittératie, entendu comme une acculturation au numérique, une habileté à interagir dans un monde connecté pour transformer les informations recueillies en connaissances. Cette mutation amène à reconsidérer les pratiques pédagogiques et à sortir du cadre habituel de la formation pour aller vers de nouveaux espaces d’enseignement (école connectée, serious game, etc.) orientés vers une abolition des frontières spatiales et temporelles.

En quoi ces Humanités modifient-elles les savoirs et les disciplines ? Faut-il concevoir des parcours de formation en Humanités Numériques ? Quelles connaissances et compétences développer ? Comment les transmettre ? Dans quels objectifs ? Avec quel apport critique ? Pour quels avenirs professionnels des étudiants ? Comment les Humanités Numériques peuvent-elles participer au partage et à la diffusion des connaissances ?

Compétences des étudiants : Selon Perrenoud (1995), les compétences représentent des « savoir-faire de haut niveau, qui exigent l’intégration de multiples ressources cognitives dans le traitement de situations complexes » et les connaissances « des ressources cognitives souvent essentielles dans la constitution d’une compétence ». Accompagner l’étudiant dans ses apprentissages et dans le développement de compétences dites transversales et de compétences professionnelles est une des principales préoccupations de l’enseignement supérieur aujourd’hui. En effet, la professionnalisation des étudiants est au coeur des universités et « soulève également des interrogations théoriques, par exemple sur la façon dont s’acquièrent et s’articulent savoirs pratiques et théoriques, compétences techniques et générales » (Rose, 2008).

Quelles sont alors, aujourd’hui, les connaissances et compétences à acquérir à l’université ? Comment préparer les étudiants aux métiers de demain ? Quels outils pédagogiques mobiliser, notamment pour l’acquisition des compétences transversales (compétences émotionnelles, sociales, personnelles, créatives, relationnelles…) ?

Accompagnement des enseignants du supérieur : Le rapport Horizon 2020 souligne la nécessité d’offrir aux enseignants la possibilité de se former, mais quelles formations mettre en place ? Comment accompagner le passage des conceptions centrées sur l’enseignement et l’enseignant à des conceptions centrées sur l’apprenant et l’apprentissage (Bailly, DemougeotLebel & Lison, 2015) ? Comment former des enseignants chercheurs « praticiens réflexifs » ou « praticiens chercheurs » (Bédard, 2014 : 100) ? Quels services d’appui à la pédagogie universitaire mettre en place dans nos universités ? Des services constitués d’ingénieurs pédagogiques ou techno-pédagogiques ? Ou constitués de conseillers pédagogiques, privilégiant ainsi la formation par les pairs ? Quelles études et retours d’expérience sur ces questions pour guider les choix des universités ? Comment valoriser l’implication pédagogique des enseignants et des enseignants-chercheurs ?


MODALITES DE SOUMISSION

Communication orale
Il s’agit d’un exposé d’une durée de 20 minutes suivi d’une période de discussion de 10 minutes. La communication s'insérera dans un ou plusieurs des points spécifiés ci-dessus.
Le résumé, au format .doc ou .docx, comportera entre 450 et 500 mots (bibliographie non incluse). Il comprendra le titre, le nom du ou des auteurs et leur affiliation. Il présentera le cadre théorique et la problématique, la méthode suivie, les résultats ou les principales conclusions et souligner a l’originalité de la démarche. Il sera complété par 4 ou 5 mots clés et 5 références bibliographiques au maximum. Les propositions sont à soumettre à l’adresse suivante : colloque-atiu@univ-montp3.fr, jusqu’au 1er octobre 2017.

Poster, capsule vidéo, « mon dispositif en 180 secondes »
Il s’agit d’interventions courtes (3mn) portant sur des pratiques et présentant un dispositif, une étude ou, une expérimentation en cours. Le résumé, au format .doc ou .docx, comportera entre 450 et 500 mots (bibliographie non incluse). Il comprendra le titre, le nom du ou des auteurs et leur affiliation, et présentera les grandes lignes de l’expérience menée. Les propositions sont à soumettre à l’adresse suivante : colloque-atiu@univ-montp3.fr, jusqu’au 1er octobre 2017.

CALENDRIER

1er octobre 2017 : clôture des soumissions
15 décembre 2017 : réponse du comité scientifique
1er juin 2018 : envoi des textes des communications pour publication dans les Actes du colloque
20, 21 et 22 juin 2018 : déroulement du colloque

L'association Internationale de Pédagogie Universitaire (AIPU – France) est partenaire de la manifestation.

Publié par Marie Henon

Dernière mise à jour le 5 juillet 2017


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